Thought I would post this preface I worte for a new book from France that adopts a cultural perspective, at least most of the authros do, on retailing practice. Maybe you will like my preface and want to look at the book too. Hope so:
2014 Repenser le Commerce : vers une perspective socioculturelle de la distribution, sous la direction de Isabelle Collin-Lachaud, Cormelles-Le-Royal, France : Editions Management & Société.
Preface, E. Arnould
Avec ce livre on revient aux observations primordiales envers la distribution nous offertes pars des grands d’un siècle passé. Je parle de Marcel Mauss et de Walter Benjamin. Du premier on retient l’idée que la distribution figure parmi les instances du système d’échange moral en se rendant compte du rôle de la grand distribution dans les circuits du don, les cadeaux de Noel, de maman, de l’anniversaire, des noces, ainsi que des noces d’argent, de l’or, et etc. N’oublions pas aussi la possibilité de rendre le don manqué à la boutique le cas échéant ainsi le fait que l’achat et le retour eux aussi sont accompagnés des gestes de mutualité entre prestataires et récipients de service. Du deuxième on retient la notion que la distribution est une zone identitaire de loisirs et du plaisir ou on se reconnait et se construit à travers le reflet du soi dans des univers de potentialités matérielles. On est très éloigné alors de la logistique compris comme une fonction éparse de gestion rationaliste.
Dans la première partie on abord des questions ontologique. Ontologie-distribution un couple curieuse n’est-ce pas ? Mais non, parce que Remy et Cléret nous montre clariement que le commerce est un champ d’action et d’interprétation social parmi d‘autres concurrentiels ou sont réalisés des valeurs, des identités, des rôles, et des projets politiques et civiques. Et ses auteurs aussi bien que Dion nous montre que la distribution, ses formules et ses marques sont des lieux de contestation ou des questions de légitimité, et avec la légitimité la reconnaissance de soi est en jeu. Elle ne le dit pas mais il se ressort de son interrogation que toute stratégie de marque est aussi une proposition idéologique et toute idéologie exige un processus de légitimation. Bref, l’organisation de la distribution touche aux questions existentielles. Des marques de la grande distribution ont elles un destin, une finalité? Et comment doit-on comprendre le rapport entre le destin des marques et celui de la société dans laquelle elles se sont enfoncées? Pour en finir ces deux articles inspirent un réflexion sur les modalités de la concurrence basé sur des codes de legitimation ou des Grands Mondes.
On assiste aussi a un retour au bazaar –comme on l’appelle la pousse timide de la distribution dite ethnique en Danemark– justement en face des mouvements massifs des segments de la population de la terre d’un endroit à un autre. Facteur de croissance de la distribution certes, mais on jouit du retour de l’esprit et le fonction des marches hebdomadaires que je connaissait en Afrique de l’ouest. Ces marches sont des lieux de paix, le fameux « paix du marché », les zones de rencontres entre des ethnies détenteurs des monopoles commerciaux ou des métiers spécialisés, ainsi que des machines à maintenir des zonages écologiques et tribales.
Au même temps dans les fêtes expérientielles et non marchandes du type « flash mob » ou « journée sans achat », actions qui peuvent être perçues comme « extravagantes », mais qui ne peuvent plus être considérées comme ponctuelles on retrouve le potlatch actes destructives voues a l’anéantissement de l’honneur du cible ainsi que le remontage en honneur de ceux qui ont la capacité d’en détruire. Par ces actes on exprime son méprise et son rejet de reconnaissance et de l’honneur de la grande distribution. On sait qu’au fond c’est un jeu de théâtre parce que comment va t on s’approvisionner autrement que par un système de distribution aussi complexe que le nôtre. Pourtant ces actes de « résistance » reflètent des sérieux faux pas de la part des grosses sociétés de distribution de masse quant à l’environnement (on ne doit jamais oublier les exigences du « hau » du foret) et l’éthique d’emploi des ouvriers « ailleurs ». Et dans le rejet de la grande distribution qu’est qu’on aperçoit, que les AMAP ne sont rien d’autres que des systèmes ou le principe du don reprend son place prioritaire dans la distribution. Leçon à tirer par la grande distribution des militants, nous sommes aussi les arrières petits-enfants de J-J Rousseau ; respectons nous tous le contrat social.
Avec Peñaloza et Badot et Lemoine on se souvient du fait que la grand distribution aussitôt que la petite ainsi que les pratiques d’approvisionnement est toujours une cristallisation momentanée d’un réseau conjoncturels d’acteurs y compris le consommateur. La crise de la fréquentation ainsi que des nombreuses faillites des vieilles maison de distribution ont fait la preuve. Ceci dit, maintenant il y a de maints formats compétitifs possibles grâce à la double transformation de l’économie, de plus en plus globalisée et de plus en plus plate et simultanée, due à l’effet de digitation et liquéfaction du monde matériel y compris le commerce. D’un cote, une réponse ritualisée au client zapper qui exige la fonctionnalité, la rapidité et la nouveauté par une distribution multi canaux. De l’autre la spectacularisation de parcours rituel de client en mettant beaucoup accent sur une expérience client toujours quelques peu inédites visant à pérenniser la relation avec l’enseigne à travers l’insertion des pratiques du don au sein du rapport marchand. Et de coup on est confronté par cette effervescence produit par la conjoncture de deux principes apparemment opposés mais en fait complémentaire, l’utilitariste et l’hédoniste, présents aussi bien au sein du kula mélanésien et à la foire médiévale ou au bazar maghrébin, tous rencontres aussi ritualisés que la distribution réussie d’aujourd’hui.